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Plus d’argent pour l’attractivité internationale des établissements européens avec Erasmus +

Classement de Shangaï, U-multirank, la concurrence entre les établissements d'enseignement supérieur est rude. Quel soutien les établissements européens peuvent-ils attendre d'Erasmus + pour être compétitifs et attractifs sur la scène internationale ? Quel avenir pour les activités internationales financées par le programme après 2020 ?

Les masters conjoints Erasmus Mundus ou la mobilité internationale de crédits sont quelques-unes des possibilités offertes par Erasmus + aux universités et aux écoles pour ouvrir leurs échanges au-delà de l'Europe et renforcer leurs liens avec le monde de l'entreprise. C'est à travers un tour d'horizon des opportunités Erasmus +, que les intervenants de la journée d'information « Erasmus + enseignement supérieur : dimension internationale et actions centralisées » organisée à Bordeaux, le 29 septembre, par l'Agence Erasmus + France / Education Formation, ont souligné leurs enjeux et annoncé leurs perspectives.

Un programme au service de l'attractivité et de l'innovation

Elena Arnal, chef du pôle partenariats universitaires et scientifiques du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a rappelé que le rayonnement de la France passe notamment par la venue des meilleurs étudiants et chercheurs étrangers dans nos établissements d'enseignement supérieur. Un challenge pour ces derniers qui, pour améliorer leur attractivité, doivent davantage développer la qualité de leurs formations et de leur accueil, l'enseignement en langue anglaise ou encore moderniser leurs infrastructures et matériels. Un investissement coûteux pour lequel les établissements peuvent s'appuyer sur les actions internationales du programme Erasmus +. C'est le cas par exemple de l'action masters conjoints Erasmus Mundus pour laquelle la France est leader en Europe.

Laure Coudret-Laut, directrice de l'Agence Erasmus+ France / Education Formation, a dévoilé les résultats, tous récemment publiés dans les Notes de l'Observatoire n°5, d'une étude relative à l'impact de ces masters conjoints sur l'internationalisation des établissements d'enseignement supérieur français. Elle a particulièrement souligné l'influence positive de ces cursus d'excellence sur les établissements qu'ils impliquent : les innovations pédagogiques, la démarche qualité ou encore les pratiques interculturelles ainsi développées ont été transférées à l'ensemble de leur offre de formation.

2018 : une montée en puissance

Pour développer davantage l'effet levier des activités internationales du programme Erasmus +, Hélène Pinaud, conseillère technique « dimension internationale » au sein de l'Agence Erasmus+ France / Education Formation, a annoncé que l'appel d'offres 2018 offrira de nouvelles opportunités : ouverture de l'action mobilité internationale de crédits aux mobilités de stage ; augmentation du nombre de cohortes financées dans le cadre des masters conjoints Erasmus Mundus (quatre contre seulement trois aujourd'hui) ; assouplissement des consortia pour l'action renforcement des capacités (deux partenaires européens minimum contre trois actuellement) ou encore augmentation de plus de 30% du budget européen (120 millions € en 2018 contre 90 millions € en 2017).

Un soutien politique fort 

« Je propose la création d'universités européennes qui seront un réseau d'universités de plusieurs pays d'Europe, mettant en place un parcours où chacun de leurs étudiants étudiera à l'étranger et suivra des cours dans deux langues au moins » a déclaré le Président de la République Emmanuel Macron dans son discours #InitiativeEurope prononcé à la Sorbonne, le 26 septembre dernier. Directement inspiré des programmes d'études intégrés Erasmus Mundus, le souhait du Président de la République conforte le programme Erasmus + et ses activités internationales. Un soutien que Marianne de Brunhoff, déléguée aux relations européennes et internationales et à la coopération au ministère de l'Education nationale, a mis en avant dès l'ouverture de cette journée d'information en rappelant qu'Emmanuel Macron avait proposé, pendant sa campagne, de généraliser Erasmus + pour toucher 200 000 jeunes français par an d'ici 2022. Elle a précisé que son engagement se traduira dès 2018 par l'accueil de la conférence ministérielle du processus de Bologne et par la conduite des négociations sur le prochain programme 2021-2027 et son budget.

Un après 2020 optimiste

Du côté de la Commission européenne, l'heure est aussi à la préparation du prochain programme et au devenir des activités internationales. Graham Wilkie, chargé politique à la direction générale pour l'Education et la Culture, a informé qu'une étude d'impact sur les actions internationales du programme avait été conduite à son initiative. Celle-ci conforte le fort intérêt des établissements européens pour les activités qu'elles soutiennent et l'effet levier de ces actions sur leur attractivité. Un argument de poids en vue des négociations sur le futur programme.

D'ici à 2021, les opportunités offertes aux établissements d'enseignement supérieur par l'actuel programme sont nombreuses. « Avec un fort taux de sélection de 40% lors de l'appel d'offres 2017, l'action projets de partenariat est un soutien auquel les établissements ont tout intérêt à recourir pour leurs projets de coopération » a déclaré Corinne Lefay-Souloy, chargée de promotion et d'animation à l'Agence Erasmus+ France / Education Formation. A vos candidatures !

 

Vous pouvez télécharger les présentations proposées lors de la conférence en cliquant ici.

02
Octobre 2017
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