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Une enquête où mobilité rime avec employabilité

Consacré à l'analyse des données "mobilité de formation" de l'enquête Génération 2013, le dernier numéro des Notes de l'Observatoire révèle que les jeunes qui ont vécu une expérience de mobilité s'insèrent professionnellement mieux que les autres.

Menée par le Centre d'études et de recherche sur les qualifications (Céreq), l'enquête Génération 2013 mesure l'évolution de l'insertion professionnelle des jeunes sortis du système éducatif en 2013. L'Agence Erasmus+ France / Education Formation et le Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation ont financé un module spécifique de l'enquête Génération 2013 consacré aux séjours à l'étranger à des fins d'apprentissage ou professionnelles et à l'insertion professionnelle des sortants de l'enseignement secondaire.

Une génération plus mobile

Selon les résultats de l'enquête, près de 17% des sortants de l'enseignement secondaire ont réalisé un séjour à l'étranger à des fins d'apprentissage ou professionnelles au cours de leur scolarité (périodes d'études, de stage, de travail, séjours linguistiques ou voyages scolaires), contre 13% pour les jeunes issus de la génération 2010. Leurs séjours sont généralement de courte durée et ont lieu principalement en Europe.

La mobilité, un levier pour l'insertion professionnelle

L'enquête montre par ailleurs que les élèves ayant effectué un séjour encadré à l'étranger accèdent plus rapidement à l'emploi (5 mois contre 6 mois pour ceux qui n'ont pas effectué de séjour) et sont proportionnellement moins nombreux à n'avoir jamais travaillé (7,5% contre 17%). On note également un meilleur maintien en emploi chez ces jeunes puisque sur les 36 mois qui ont suivi la fin de leurs études, ils ont, en moyenne, passé 23 mois en emploi contre seulement 18,5 mois pour ceux qui n'ont pas bénéficié d'une mobilité.

Une meilleure évolution professionnelle

En 2016, soit trois années après avoir quitté le système éducatif, les élèves ayant connu une expérience de mobilité encadrée sont proportionnellement plus nombreux en emploi, avec un écart de plus de 11 points avec ceux qui n'ont pas réalisé de séjour à l'étranger. L'étude permet aussi d'observer qu'ils travaillent moins à temps partiel et qu'ils accèdent davantage à des postes de cadres ou de techniciens.

 

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Juillet 2018
Article

Le mag' Erasmus+

Numéro 18 - juillet/août 2018

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