Accueil Agence Erasmus > Articles et actualités > Cinq idées reçues sur le programme Erasmus +

Cinq idées reçues sur le programme Erasmus +

Le programme Erasmus + est souvent à l'origine d'articles de presse ou mis en avant dans le débat public, notamment dans le cadre des élections européennes. Il arrive parfois que les arguments utilisés soient imprécis, basés sur quelques idées reçues. Rectifications.

Idée reçue n°1 : Erasmus est un programme d'échanges pour les étudiants 

Le programme Erasmus + (2014-2020) rassemble les anciens programmes européens d'échanges pour les étudiants (Erasmus), les lycéens professionnels et apprentis (Leonardo da Vinci), les enseignants (Comenius) et les adultes (Grundtvig), les acteurs de la Jeunesse et du Sport.
Les bénéficiaires d'Erasmus+ en éducation et formation sont : les élèves, enseignants et personnels de l'enseignement scolaire (de la maternelle au baccalauréat), les apprentis et formateurs de la formation professionnelle, les demandeurs d'emploi, les étudiants, professeurs et personnels de l'enseignement supérieur, les formateurs de l'éducation des adultes…

Pour financer les projets d'éducation et de formation, l'Agence Erasmus+ France / Education Formation dispose d'un budget d'intervention pour la période 2014-2020 de 1,2 milliard d'euros (dont 201,8 millions d'euros en 2018 et 247 millions d'euros pour 2019).

 

Idée reçue n°2 : Erasmus bénéficie uniquement aux jeunes issus de milieux favorisés

Dans l'enseignement supérieur, 39% des étudiants Erasmus + sont boursiers sur critères sociaux (moyenne nationale : 37%), et 12% sont en situation de grande vulnérabilité (difficultés économiques).
En formation professionnelle, 60% des jeunes en Erasmus + sont d'origine sociale populaire, et 50% font face à des obstacles économiques, géographiques et de santé.
Les écoles primaires et collèges classés en Réseau d'Education Prioritaire (REP/REP+) sont représentés en proportion plus importante dans le programme Erasmus + (24,6%) que leurs poids dans l'ensemble des établissements au niveau national (13,4%).

En 2018, 85 409 mobilités Erasmus+ financées depuis la France, dont 49 355 étudiants et 18 468 apprenants de la formation professionnelle. 
Pour la période 2021-2027, l'objectif est de multiplier par trois le nombre de participants (12 millions de personnes en Europe) avec un budget multiplié par deux (30 milliards d'euros), afin de renforcer encore la dimension inclusive du programme.

Parallèlement, Erasmus apparaît comme le premier programme associé à des progrès concrets apportés par l'Union européenne, devant la PAC et l'Euro (Etude BVA - mai 2017)

 

Idée reçue n°3 : Erasmus est réservé aux jeunes de moins de 30 ans

Il n'y a pas de limite d'âge pour participer à Erasmus +. Pour bénéficier d'une mobilité ou d'un partenariat Erasmus +, il suffit d'être inscrit dans un établissement d'éducation ou de formation. Erasmus + bénéficie à des élèves d'école primaire, de collège, lycée, CFA, université et école, mais aussi aux personnes inscrites à Pôle emploi ou accompagnées par des missions locales, des associations et organismes de formation continue.

 

Idée reçue n°4 : Erasmus, c'est beaucoup de fête et pas beaucoup de travail

Près de la moitié des bénéficiaires Erasmus +, dont un étudiant sur trois, part pour faire un stage en entreprise.
Erasmus + est un outil pour l'emploi qui permet à chacun de développer des compétences et d'améliorer son intégration professionnelle et sociale. 86% des apprentis et apprenants de la formation professionnelle perçoivent une amélioration de leur employabilité suite à une mobilité Erasmus+.
Les jeunes qui ont réalisé une période de mobilité encadrée à l'étranger trouvent, en moyenne, un emploi en 2,9 mois contre 4,6 mois pour les autres.

 

Idée reçue n°5 : Erasmus, c'est des séjours dans les capitales européennes

Erasmus + bénéficie aux établissements de formation à travers les territoires de 34 pays en Europe, y compris dans les zones rurales. Depuis 2016, 168 pays hors Europe sont également accessibles, soit 202 pays au total !
Erasmus, ce sont aussi des coopérations entre établissements, impliquant souvent des entreprises ou des associations. 50% des partenaires de projets Erasmus + sont des acteurs du privé.

 

 

 Vidéo du Parlement européen : "Choisissez votre avenir"

 

 

Enquête Eurobaromètre, Parlement européen

Téléchargez l'enquête :  "Closer to the citizens, closer to the ballot"

 

16
Mai 2019
Article

Le mag' Erasmus+

Numéro 22 - mai 2019

L'actualité