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Le DAAD enquête sur la mobilité des étudiants en temps de crise

LDAADe German Academic Exchange Service (DAAD) regroupe l'ensemble des institutions d'enseignement supérieur en Allemagne. Il fait également office d'Agence nationale pour la promotion et la gestion du programme Erasmus et vient de publier deux nouvelles enquêtes sur la mobilité des étudiants.

Seismic-Student and staff mobility in times of crisis” par Dominic Orr et Hanna-Stella Haaristo, DAAD, 2013.

L'étude couvre plusieurs pays : Chypre, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Islande, Pologne, Portugal et Espagne. La perception d'Erasmus comme opportunité de dynamiser son parcours universitaire diffère d'un pays à l'autre.

Dans un contexte de crise économique, la mobilité des étudiants Erasmus continue de progresser :
 + 6% entre 2008-2009 et 2011-2012-2013 pour les séjours d'étude et entre 18% et 29% pour les stages, + 4% pour la mobilité du personnel sur des missions d'enseignement et + 21% pour leur mobilité de formation. La hausse est cependant moins forte sur les dernières années.
Il est à noter que les mobilités de stages représentent 19% seulement de l'ensemble des mobilités mais qu'elles augmentent plus vite que les mobilités d'étude.

Focus France 
Tous les types de mobilité sont en augmentation depuis 2008-2009
, même si croissance de la mobilité d'études a été moins forte que pour les autres pays. La France a compté parmi les plus importants pays de mobilité sortante sauf pour 2010-2011.
La part d'étudiants mobiles en France a été plus forte que dans les autres pays (1,5% en 2008-2009 contre 1,1% dans tous les pays Erasmus) mais n'a pas plus augmenté que dans les autres pays durant la crise. La durée des mobilités d'études s'est réduite tandis que celle des stages a augmenté.

En conclusion, au vu des entretiens menés auprès des agences nationales, il apparaît que la crise financière a entrainé une baisse de la mobilité dans certains des pays étudiés, et l'a promue dans d'autres. La mobilité serait alors le résultat d'un calcul personnel, aussi bien pour les étudiants que pour le personnel, entre accessibilité financière et opportunités induites.

L'étude conseille aux agences nationales de travailler en réseau pour surveiller les effets de la crise et de former des partenariats stratégiques garants sur du long terme de la participation au programme Erasmus.  

Consulter l'étude

The Financial Impact of Cross-border Student Mobility on the Economy of the Host Country

Cette deuxième enquête, financée par le ministère fédéral de l'Education et de la Recherche (BMBF), analyse les retombées économiques de la mobilité internationale des étudiants.

En 2011, les quelques 160.702 étudiants étrangers accueillis ont dépensé 1 milliard 531.000 euros en Allemagne, ce qui représente la plus forte consommation comparativement aux dépenses effectuées aux Pays-Bas, en Autriche, en Pologne, en Suisse et en Espagne.

Les investissements injectés pour l'accueil des étudiants étrangers deviennent rentables si 30% au moins des diplômés demeurent en Allemagne et y travaillent pendant cinq années au moins après l'obtention de leurs diplômes.

Consulter l'étude

20
Février 2014
Article

Le mag' Erasmus+

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