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Ludo ergo sum : un serious game qui identifie les compétences transversales

Ce dispositif sociotechnique en huit langues est basé sur un serious game permettant aux jeunes d'identifier et de valoriser des compétences transversales acquises tout au long de leur vie.

Ludo Ergo Sum est un projet imaginé par neuf organisations européennes issues des champs de l'éducation, de la jeunesse et de l'insertion. L'idée de départ consiste à outiller ces professionnels dans leur activité d'accompagnement des jeunes et plus précisément de reconnaissance des acquis de l'éducation informelle et non formelle.

L'objectif  est de se servir d'un « jeu sérieux » pour provoquer une démarche d'introspection individuelle chez les jeunes et valoriser leurs compétences acquises lors d'expériences diverses (sport, activités culturelles, volontariat, stages professionnels…).

UN JEU pour Reconnaitre les acquis non formels et informels

Le projet vise à :

  • construire un outil de reconnaissance des acquis d'apprentissages non formels et informels attractif (pour les professionnels comme pour les jeunes), accessible à tous et adapté à la problématique des élèves fragiles sur le plan scolaire ;
  • établir une nouvelle modalité d'interaction entre les enseignants et les élèves « transgresseurs » ou passifs, favorisant, du côté des jeunes, la motivation et l'émergence d'une réflexivité positive, et soutenant, côté équipe pédagogique, les dynamiques de valorisation des compétences acquises par les jeunes dans le cadre d'apprentissages non formels et informels.

Le public ciblé
Les cibles sont variées : jeunes en insertion professionnelle, jeunes en cours d'orientation, jeunes scolarisés de 12 à 20 ans, étudiants, jeunes sous main de justice, jeunes en retour de mobilité, de stages, apprentis, etc.
Le dispositif cible particulièrement des élèves dits « fragiles » sur le plan de la réussite éducative et/ou en termes relationnels (élèves en situation d'alternance et/ou repérés comme décrocheurs, élèves en classes dites « difficiles »).

Face au risque de décrochage de certains élèves démotivés, les professionnels manquent d'outils véritablement impactants et attractifs, susceptibles de dynamiser des parcours scolaires dépourvus de sens et sans réelle projection de soi dans l'avenir.

En immergeant ces jeunes dans un univers virtuel ludique, Ludo Ergo Sum va leur apprendre à identifier, reconnaître et promouvoir les compétences acquises lors d'expériences participatives ( sport, pratique culturelle, engagement citoyen, vie quotidienne, mobilité internationale, bénévolat, stages, etc.). Ces compétences sont aisément transférables au contexte de la vie dans un établissement scolaire pour peu qu'elles soient identifiées et valorisées comme telles. Résoudre des problèmes, travailler en équipe, communiquer efficacement, s'organiser sont des compétences transversales mobilisées dans toutes les sphères de la vie : à la maison, à l'école, dans son club de sport, etc.

On joue à quoi concrètement ?

Le jeu se déroule dans un contexte contemporain imaginaire, légèrement orienté science-fiction, où le monde connu se résume à un archipel habité par différents peuples.

Le joueur s'immerge dans un jeu d'aventure dont le héros (qu'il incarne) est mis en situation d'acquisition progressive de compétences. Transformées en pouvoirs spécifiques il prend conscience que ces compétences s'acquièrent tout au long de sa vie.

Dans quel cadre peut-on y jouer ?

Le format d'exploitation de l'outil prévoit la présence d‘un médiateur (éducateur, psychologue, professeur, conseiller d'orientation, animateur). Ce dernier s'appuie sur la progression du joueur pour provoquer une démarche d'instrospection individuelle, cette fois s'inspirant de sa vie réelle.
Une session de jeu peut varier : d'une session courte (30-45min) à plusieurs jours selon les objectifs du médiateur.
C'est évidemment l'équipe pédagogique qui structure le format d'usage selon les objectifs recherchés : remédiation, orientation, valorisation, projet collectif.

Pascal Chaumette, coordinateur du projet

 

Projet Leonardo da Vinci - Transfert d'innovation

porté par l'association Id6 - Lille

Partenaires européens : Tempo Libero Italie ; Filoxenia Grèce ; Mission locale Anderlecht Belgique ; Kaléido'Scop France ; Conseil suisse des activités de jeunesse ; Fondation Intras Espagne ; CEI London Royaume-Uni ; Office pour l'Orientation, la Formation professionnelle et Coinue Suisse.

 

 

15
Octobre 2013

Le mag'Erasmus

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Les projets européens